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TRACTION / ABSTRACTION


TRACTION / ABSTRACTION

Alexandre ZERBÉ

du 3 au 8 novembre 2026

Vernissage: le jeudi 5 novembre à partir de 17h

Heures d'ouverture:

Vernissage: le jeudi 5 novembre à partir de 17h

mardi le 3 novembre de 11h à 18h

mercredi le 4 novembre de 11h à 18h

jeudi le 5 novembre de 11h à 18h

vendredi le 6 novembre de 11h à 18h

samedi le 7 novembre de 11h à 18h

dimanche le 8 novembre de 11h à 18h

Contact:

514-862-5789

zerbalex@hotmail.com

www.alexandrezerbe.com

La peinture en bout de ligne.

Connu surtout pour mes œuvres figuratives composées de paysages, de scènes urbaines contemporaines, de portraits ou de fables animalières, je présente ici de façon rétrospective une soixantaine de pièces sélectionnées parmi mon corpus d’œuvres abstraites produites en parallèle depuis une trentaine d'années.

Référant aux origines de l'abstraction en peinture (de l'Amorpha, Fugue en 2 couleurs de František Kupka en 1912 au Triptyque Bleu I, II, III de Joan Miró en 1961), et déférant aux préceptes de l'Automatisme, cette production abstraite constante depuis les tout débuts de ma démarche créative est essentiellement basée et construite sur la liberté du geste et de l'instinct, dans une quête d'abstraction absolu, sans aucune référence à la représentation.

Construire, déconstruire, reconstruire, peindre, dépeindre et repeindre (des repentirs), à la recherche de moments hors du temps (in illo tempore) afin que subsistent essentiellement la couleur, la forme et le trait (tractus) en mouvement sur la surface : l'image (abstraite) ne représente alors plus qu'une image (concrète).

De la figuration à l'abstraction et de l'abstraction à la figuration, la ligne est fine, la ligne est floue.

Ce processus consistant à tenter d'esquiver la réflexion pour faire émerger le réflexe afin de conserver l'essence de l'image, cette recherche plastique et chromatique induite et guidée par la primauté de la traction du geste, est ainsi également complémentaire et nécessaire à mon travail de représentation.

Une production en parenthèse, en faux-semblant d'antithèse.

Plus de cent ans (de solitude, de dichotomie et de binarité) après les débuts de l'acceptabilité de l'abstraction (en opposition à la figuration), il est désormais peut-être légitime pour un peintre aujourd'hui d'explorer les deux démarches simultanément, malgré la tension des conventions artistiques et les attentes du regardeur, malgré les résistances à cette divergence.

En bout de ligne, la peinture.

Painting at the End of the Line.

Known primarily for my figurative works—which include landscapes, contemporary urban scenes, portraits, and animal fables—I present here a retrospective of some sixty pieces selected from my body of abstract work, which I have been creating in parallel for the past thirty years.

Drawing on the origins of abstraction in painting (from František Kupka’s Amorpha, Fugue in Two Colors (1912) to Joan Miró’s *Blue Triptych I, II, III by Joan Miró in 1961), and adhering to the precepts of Automatism, this abstract body of work—a constant presence since the very beginnings of my creative journey—is fundamentally based on and built around the freedom of gesture and instinct, in a quest for absolute abstraction, without any reference to representation.

To build, deconstruct, reconstruct, paint, depict, and repaint (repentirs), in search of moments outside of time (in illo tempore) so that, essentially, only color, form, and the line (tractus) in motion on the surface remain: the (abstract) image then represents nothing more than a (concrete) image.

From figuration to abstraction and from abstraction to figuration, the line is fine; the line is blurred.

This process—which consists of attempting to sidestep reflection in order to bring out the reflex, thereby preserving the essence of the image—this plastic and chromatic exploration, driven and guided by the primacy of the gesture’s pull, is thus also complementary to and necessary for my representational work.

A body of work set aside, a pretense of antithesis.

More than a century (of solitude, dichotomy, and binary thinking) after abstraction first gained acceptance (as opposed to figurative art), it may now be legitimate for a painter today to explore both approaches simultaneously—despite the tension created by artistic conventions and the viewer’s expectations, and despite resistance to this divergence.

Ultimately, painting.

A.Z. © 2026. Alexandre Zerbé. Tous droits réservés.

Toutes productions certifiées créées sans aucune utilisation d'intelligence artificielle.


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