Se Souvenir / Remembering:
Unseen: Works on paper 2014- 2026
Brigitte Radecki
du 21 octobre au 2 novembre 2026
Vernissage: le samedi 24 octobre de 15h à 17h
Heures d'ouverture:
Vernissage: le samedi 24 octobre de 15h à 17h
mercredi le 21 octobre de 13h à 16h
jeudi le 22 octobre de 13h à 16h
vendredi le 23 octobre de 13h à 16h
samedi le 24 octobre de 13h à 17h
mercredi le 28 octobre de 13h à 16h
jeudi le 29 octobre de 13h à 16h
vendredi le 30 octobre de 13h à 16h
samedi le 31 octobre de 13h à 16h
Contact:
514-938-3069
@brigitteradecki
Depuis 2016, la genèse de chacune de mes peintures repose sur des processus aléatoires. Qu'il s'agisse de laisser couler de la peinture domestique sur le sol ou de plier rapidement du papier coloré, à l'aveugle et sans regarder, avant de le jeter par terre, mon but est de capturer le pur accident. Je photographie ces formes fortuites et en calque les silhouettes sans y apporter la moindre modification, laissant ainsi les formes parler pour moi. Alors que les coulées de peinture évoquent les taches psychologiques du test de Rorschach, les pliages de papier génèrent des plans géométriques plats et superposés que je n'ai pas inventés. Il m'a semblé tout naturel, au fil du temps, de transposer ces résultats fortuits sur le papier, puis plus tard sur la toile, devenant ainsi la fondation de mes œuvres de plus grand format.
Dans les moments où le temps et l’espace me manquaient, ces travaux sur papier me permettaient, à tout le moins, de consigner le passage du temps. Longtemps, j’ai cru qu’ils n’avaient pas l'envergure nécessaire pour être exposés.
En les redécouvrant aujourd’hui, je suis frappée par une troublante familiarité. Ils m'apparaissent comme des amis oubliés—des fragments d'une histoire intime qui méritent désormais un second regard, plus public.
Since 2016, my paintings have all begun with chance procedures. Whether dripping house paint onto the floor or quickly, blindly folding colored paper without looking and throwing it down, my goal is to capture pure accident. I photograph these random occurrences and trace their shapes without making any changes, letting the forms speak for me.While the paint drips evoke psychological Rorschach inkblots, the paper folds yield flat, overlapping geometric planes that I did not invent. It eventually felt natural to transition these chance results onto paper and later onto canvas, serving as the foundation for my larger works.
During periods when time and space were scarce, the works on paper allowed me to, at the very least, document the passage of time. For a long while, I didn’t feel they carried enough weight to be exhibited.
Looking back through them now, I am struck by an unexpected familiarity. They feel like forgotten friends—pieces of a personal history that now deserve a second, more public gaze.