Patrice Charbonneau

“Space is the dominant theme in Patrice Charbonneau’s paintings. When a work begins, an arrangement of lines and planes outlines the idea of a site, a place, a landscape or an interior.”

“L’espace est le thème dominant de la peinture de Patrice Charbonneau. Au départ de chaque oeuvre, une architecture de lignes et de plans esquissent la fiction d’un lieu, d’une place, d’un paysage ou d’un intérieur.”

Patrice Charbonneau’s work explores the relationships between space, memory, and perception. Influenced by his background in environmental design and architecture, his painting goes beyond representation to question the idea of place.

His approach is based on the tension between “site” and “non-site,” concepts introduced by Robert Smithson. The “site” refers to a real place, while the “non-site” is its transformation or abstraction. In his paintings, Charbonneau suggests urban or architectural spaces without depicting them directly. Instead, he offers perceptual equivalents shaped by memory.

His work also relates to Critical Regionalism. He draws from the urban and regional context without resorting to literal or folkloric imagery. Elements such as light, climate, materiality, and urban density subtly inform his visual language.

His compositions show a strong awareness of spatial structures and architectural rhythms, while maintaining a subjective dimension. The canvas becomes a layered space where observation, memory, and abstraction intersect.

In this way, his painting creates an in-between space, both grounded in reality and removed from it, inviting reflection on how we experience and reinterpret places.

La démarche de Patrice Charbonneau explore les liens entre espace, mémoire et perception. Issue de sa formation en design de l’environnement et en architecture, sa peinture dépasse la simple représentation pour interroger la notion de lieu.

Son travail s’appuie sur la tension entre le « site » et le « non-site », concepts de Robert Smithson. Le « site » renvoie à un lieu réel, tandis que le « non-site » en est une transformation ou une abstraction. Dans ses œuvres, Charbonneau évoque des espaces urbains ou architecturaux sans les décrire directement. Il en propose plutôt des versions sensibles, où les lieux sont filtrés par la mémoire et réinterprétés.

Sa pratique s’inscrit aussi dans une approche proche du régionalisme critique. Il puise dans le contexte urbain et régional, sans tomber dans une représentation littérale. Des éléments comme la lumière, le climat ou la densité urbaine influencent subtilement son langage pictural.

Ses compositions révèlent une attention aux structures et aux rythmes de l’espace, tout en laissant place à une dimension subjective. Les surfaces deviennent des lieux où se superposent observation, mémoire et abstraction.

Ainsi, sa peinture propose un espace intermédiaire, à la fois ancré dans le réel et détaché de celui-ci. Elle questionne notre manière de percevoir et de transformer les lieux, entre ancrage local et portée plus universelle.